Interview/JYJ

[TRADUCTION] 150127 Interview de Jaejoong pour Harper’s Bazaar

Les blagues de Kim Jaejoong ont un côté légèrement sérieux. Un homme dont la tendance et la volonté de se sacrifier resplendit. Nous avons rencontré Kim Jaejoong, qui possède un charme auquel nous pouvons nous identifier et qui prend des risques imprévisibles dans son métier. photo 63ec7563gw1eoozz07i9ij20ku0r80zb_zpsjleuhmze.jpg
Quand le photoshoot pour la deuxième photo fut terminé, Kim Jaejoong a déclaré en plaisantant qu’il se sentait l’envie d’aller boire un verre. Le 8 janvier, le jour de la séance photo, était la veille de la diffusion du premier épisode de « Spy », le premier drama de Kim Jaejoong depuis « Triangle » l’an dernier. Il a dit qu’il rejoindrait les autres membres du casting et qu’ils regarderaient l’épisode ensemble, ajoutant que ce serait sympa aussi de boire un verre tous ensemble. Bien que nous sommes sûrs que chaque production est spéciale, il semblerait que « Spy » soit particulier pour Kim Jaejoong. Non seulement il s’agit de son premier drama à être diffusé le vendredi, mais c’est également la première fois qu’il endosse le rôle principal menant la série, plutôt qu’un « rôle principal ressemblant à un rôle secondaire ». Une mère qui a caché son passé d’espionne, un ancien collègue qui vient la chercher et un fils qui cache à sa famille son travail chez les services secrets. Dans ce drama où s’empile des couches de secrets, Kim Jaejoong joue le rôle de « Kim Seon Woo », le fils au centre des conflits et secrets. Il est confronté à un dilemme, de non seulement tromper sa mère qui est elle aussi une espionne, mais également de la pourchasser. « Quand j’ai lu le script du drama pour la première fois, je savais que ça allait être génial. J’ai trouvé intéressant que la drama débute alors que tout est déjà établi, tandis que la majorité des dramas prennent leur temps pour avancer pas à pas. Au lieu d’avoir l’air de bouche-trous, chaque épisode ressemble à un film en lui-même, plein de suspense et de tension. J’ai écouté ce que les membres du casting qui étaient déjà confirmés pour le drama avaient à dire, et je savais que je devais me joindre à eux. » photo 63ec7563gw1eoozz19es0j20ku0r8wk6_zps2rafderq.jpg
Dans « Spy », Kim Jaejoong travaille aux côtés d’acteurs pleins de talent tels que Bae Jong Ok, Yoo Oh Sung et Jo Dal Hwan. Il n’est pas aisé de passer d’un fils aimant, qui dit « Est-ce que tu sais pourquoi j’aime Yoo Jin ? Parce qu’elle me fait penser à toi » à sa mère (Bae Jong Ok) qui n’apprécie pas sa petite-amie, à un agent des services secrets calculateur. Travailler avec des acteurs plus expérimentés a aidé Kim Jaejoong à mieux analyser et comprendre son personnage. « Je ne peux pas dire que j’ai parfaitement compris le mode de pensée ou le passé de mon personnage avant le tournage. Je dirais plutôt que j’ai naturellement appris à comprendre Seon Woo en tant que personnage en travaillant avec les autres acteurs. Dans la description du personnage, il est dit que Seon Woo est un fils à maman mais en vérité, c’est un fils qui traverse pas mal d’épreuves plutôt qu’un enfant gâté. Comme sa mère était une espionne, elle souhaitait plus que tout mener une vie normale et fonder une famille. La mère de Seon Woo a tout fait pour qu’ils ne sortent jamais du lot et est très protectrice envers lui, ce qui je pense l’influence beaucoup. Il y a une scène où la mère de Seon Woo vient le chercher et lui porte son sac. Dans cette scène, il la laisse faire parce que c’est ce qu’elle souhaite, pas parce que c’est un enfant gâté qui ne veut pas porter son sac. » photo 63ec7563gw1eoozyywkhnj20ku0r8te4_zpsju1cy4od.jpg
Quand on y pense, le parcours de Kim Jaejoong est assez unique. Il n’a pas fait toute une série de dramas pour assurer sa position en tant qu’acteur, ou choisi uniquement des rôles qui lui donneraient une image de mec charmant et cool; il a même tourné un drama historique, loin de son image de star à la mode. Pensez à Kim Kyung Tak, l’officier rigide de « Dr. Jin », à Heo Young Dal, l’homme qui s’est mis à genoux en implorant pitié dans « Triangle » ou à Choi Hyun, qui a du soulager ses besoins naturels en face de la tueuse Jackal (Song Ji Hyo). Tous étaient des personnages uniques mais étaient trop éloignés les uns des autres pour donner une image-type de Kim Jaejoong en tant qu’acteur. « Honnêtement, dès que j’ai fini de me plonger dans le drama que je suis en train de tourner, j’ai envie de me lancer dans un autre. C’est également valable quand il s’agit de choisir un rôle ou de me créer une image personnelle. C’est la nature humaine de continuer de creuser dans ce que vous faites de mieux. C’est effrayant de tenter quelque chose de nouveau quand ce que vous faites actuellement se passe tellement bien pour vous. Mais je n’aime pas le limiter à une seule chose. Je prends beaucoup de risques parce que mes fans veulent voir de la diversité dans ce que je fais. Quel autre idiot voyez vous en train de chanter du rock un jour, du RnB le lendemain, choisir ce rôle-ci puis celui-là, à part moi ? Pas que je soit un explorateur ou quoi que ce soit. (rire) Mais au final, profiter de la variété de choix que me présente la vie me rend heureux. Il y a beaucoup de choses qui me plaisent alors que je ne m’imaginais pas les faire au départ. »

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Que la motivation vienne de ses fans ou d’une tendance naturelle, Kim Jaejoong semble être le genre de personne à aimer les défis. Son premier album, « WWW » était du genre visual rock, autrefois tabou chez les idoles et ce fut un choix osé qui l’a présenté sous son meilleur jour. Des mélodies envoûtantes créées avec des rock stars telles que Yoon Do Hyun et Kim Bada, du maquillage charbonneux et sa silhouette fine enveloppée dans des habits type Saint-Laurent, qui vont si bien à Kim Jaejoong que le genre tout entier semble avoir été fait pour lui. « Je me sens le plus libre quand je suis tout seul sur scène. Cependant, être le plus libre ne veut pas dire être le plus heureux. Une performance de JYJ est une performance que nous créons ensemble, mais être seul sur scène me donne la liberté de faire ce que que veux, même si je veux m’asseoir ou m’allonger pendant une chanson. Quand on y pense, jouer la comédie vous restreint au personnage et aux angles de caméra dont vous disposez. Ce serait sympa de pouvoir jouer n’importe quel personnage qu’on me propose avec un grand registre d’expressions faciales tout en conservant l’essence qui me rend unique, mais je ne suis pas encore assez bon… (rire) Je n’en suis pas encore au point où je peux dire que je me sens libre quand je joue la comédie. Il vous faut travailler dur pour devenir un personnage quand vous jouez, mais la musique, qu’importe le genre, me laisse être exactement qui je suis. »

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Au cours de l’interview, qui a duré une heure environ, le sujet qui est le plus revenu fut, bien sûr, ses fans. Bien que la plupart des stars créent un lien proche avec leurs fans, nous pensons pouvoir dire que le lien entre Kim Jaejoong et ses fans est assez spécial. Bien qu’ayant un problème avec une agence l’empêchant d’apparaitre dans des émissions télé ainsi qu’un conflit avec quelques fans, ce lien semble plus fort que jamais. « Mes parents auront probablement le cœur brisé s’ils m’entendent dire ça, mais je songe à ne jamais me marier. » Mais comme pour de nombreuses idoles par le passé, la passion et l’amour de ses fans ne risquent-ils pas s’affaiblir avec le temps ? « Bien sur, nombre de mes séniors m’ont donné des conseils réalistes à ce sujet : « la popularité ne dure pas éternellement, alors travaille dur tant que tu es jeune et gagne beaucoup d’argent. » (rire) C’est vrai que quand nous étions débutants, on nous donnait presque un manuel disant qu’on devait dire aux fans que nous serions ensemble éternellement, même si c’était un mensonge. Mais à mesure que le temps a passé, la sincérité entre nous n’a fait que grandir. Il y a des moments où je me déteste un peu moi-même, mais ce sont les seuls qui m’aimeront tel que je suis, en dépit de tout. Recevoir cet amour a naturellement engendré une confiance absolue en eux. Je n’ai jamais voulu me sacrifier pour quelqu’un d’autre, mais ils sont les seuls pour lesquels je suis prêt à renoncer à une petite partie de moi-même. »

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Être appelé « star hallyu » entraine forcément certains préjugés. Mais Kim Jaejoong est le genre de personne à préférer apprendre à connaitre des inconnus plutôt que de se réfugier dans sa loge. Quand le photographe lui a dit qu’il ressemblait au chanteur et acteur japonais Nagase Tomoya, Kim Jaejoong a immédiatement cherché des photos de la star, puis partagé des vidéos amusantes avec le photographe. Dans ce milieu professionnel, une personnalité radieuse compte autant que le talent. Son attitude honnête et proactive est quelque chose qu’il cultive depuis son plus jeune âge. Bien qu’il soit le plus jeune de sa famille, avec huit grandes sœurs, il n’a jamais été élevé en étant gâté. « Nous n’étions pas très riches, alors mes parents ne m’ont jamais donné d’argent de poche. Je ne comprenais pas le concept de recevoir de l’argent de poche une fois par mois, alors j’ai pris un petit boulot de livreur de journaux quand j’avais 11 ans, pour pouvoir m’acheter des bonbons et des jeux comme mes amis. Mais mes parents m’ont grondé parce qu’ils trouvaient que c’étaient un travail dangereux… (rire). Bref, ma famille m’a appris que si je voulais quelque chose, il fallait que je travaille pour l’avoir. Mes sœurs étaient toutes dans cet état d’esprit, et elles ont été diplômées d’université, ont eu du travail et se sont mariées. »

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Bien qu’il aie dit qu’il préférait aller boire avec des mecs parce qu’il appréciait pouvoir parler deux ou trois heures d’affilées, jusqu’à être surnommé « (cheong)gukjang-nim (Mr. soupe de haricot fermenté) » [T/N: ‘Cheonggukjang’ est décrit comme ‘구수하다’ en coréen, ce qui peux à la fois vouloir dire « bon » en terme de goût, ou bien « terre à terre et intéressant » en terme de personnalité d’une personne], il a aussi dit « bien sur que j’apprécie aussi de boire avec des femmes. » C’est le genre de personne à dire sans la moindre hésitation dans la voix que son bien le plus précieux, qu’il garde dans un coffre, n’est pas de l’argent, mais une lettre et un billet de deux dollars qu’il a reçu en cadeau ainsi que son contrat. « J’ai pour habitude de me demander « Es-tu heureux ? » En fait, il y a tant de questions que je me pose que c’est difficile de me souvenir de toutes. (rire) Tout ce dont j’ai besoin, c’est de me concentrer sur moi-même et sur ce que je fait à ce moment, mais je finis par me faire du souci pour d’autres choses, comme pourquoi cette personne a fait ça, ou ce qu’il va se passer après. Ça empire quand je fait une pause. J’ai tendance à ne pas faire de pause parce que mon esprit est plus à l’aise quand mon corps est éreinté. Je reste occupé à rencontrer des gens, à boire, ou simplement à rester éveillé toute la nuit sans raison. Récemment, j’ai pensé à ce que je possédait matériellement et à ce qui était inutile. J’ai passé en revue mes biens et j’ai fini par vendre quelques trucs. J’ai réalisé qu’ils m’étaient inutiles. C’est à ce genre de choses que je pense. (rires)

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Source: [imagazinekorea]
Traduction anglaise: dongbangdata.net
Traduction française: TVXQ France (Leia)

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